Étrier
Accueil › Blog › Ulcères gastriques : l'épidémie silencieuse
Santé & soins

Ulcères gastriques : l'épidémie silencieuse

Publié le 22 août 2026 · par l'équipe Étrier (notre méthode)

L'estomac du cheval sécrète de l'acide 24 h/24, prévu pour un animal qui mâche du fourrage en continu. Rationnez le foin, ajoutez du box, du travail et du transport, et les ulcères apparaissent : la majorité des chevaux de sport en ont. Signes discrets, diagnostic par gastroscopie, et une prévention qui tient surtout dans la gestion.

Les signes : un faisceau, pas un symptôme

Aucun de ces signes n'est spécifique : c'est leur accumulation chez un cheval « à risque » (fourrage limité, box, travail intense, transports) qui doit faire consulter.

Diagnostic et traitement : passer par le vétérinaire, vraiment

Le seul diagnostic fiable est la gastroscopie (cheval à jeun, sédation légère) : elle voit les lésions, leur zone (l'estomac a deux muqueuses aux maladies différentes) et leur grade, ce qui conditionne le traitement. Le traitement de référence (oméprazole, plusieurs semaines) est efficace mais coûteux ; le doser au hasard « pour voir », sans diagnostic ni durée correcte, est le meilleur moyen de payer pour rien et de voir récidiver. Les « pansements gastriques » du commerce peuvent accompagner, pas remplacer.

La prévention, là où tout se joue

  1. Du fourrage quasi continu : jamais plus de 4-5 h d'estomac vide. La salive de mastication est LE tampon naturel (les quantités) ;
  2. Moins d'amidon : concentrés limités, fractionnés, jamais sur estomac vide (recalculer la ration) ;
  3. Fourrage AVANT le travail : un petit filet de foin 30-60 min avant la séance fait un « matelas » qui limite les éclaboussures acides sur la muqueuse haute pendant l'effort ;
  4. Réduire les stress gérables : sorties quotidiennes, contact social, transports préparés ;
  5. Autour d'une échéance à risque (concours, transport long, hospitalisation), une couverture préventive prescrite se discute avec le vétérinaire.

Questions fréquentes

Combien coûte le diagnostic et le traitement des ulcères ?

Gastroscopie : compter 150 à 300 € selon les structures. Traitement oméprazole : souvent 200 à 500 € au total selon poids, dose et durée. C'est précisément parce que c'est coûteux qu'on traite SUR diagnostic, à la bonne dose et la bonne durée, et qu'on investit dans la prévention, quasi gratuite.

Un cheval au pré peut-il avoir des ulcères ?

C'est nettement plus rare (l'herbe en continu est le mode de vie anti-ulcères) mais pas impossible : stress social fort, douleur chronique, périodes de rationnement. Les profils classiques restent le cheval de sport au box et le cheval rationné en fourrage.

Les ulcères reviennent-ils après traitement ?

Si rien ne change dans la gestion, oui, très souvent : le traitement cicatrise, l'environnement récidive. Le traitement sans réforme du quotidien (fourrage, amidon, stress) est un abonnement. C'est la gestion qui guérit durablement.

Relu à l'écurie. Étrier est construit au quotidien avec des cavaliers, des propriétaires et des professionnels du cheval. Nos repères s'appuient sur les références publiques du secteur (IFCE, RESPE, FFE). Voir notre méthode éditoriale.

Ces informations sont des repères de vulgarisation, pas un avis vétérinaire : au moindre doute sur la santé de ton cheval, appelle ton vétérinaire. Prix mentionnés : fourchettes indicatives constatées en France, variables selon les régions et les situations.