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Santé & soins

La maladie de Cushing (PPID) : vivre longtemps avec

Publié le 22 août 2026 · par l'équipe Étrier (notre méthode)

Le Cushing (PPID) touche une grande partie des chevaux de plus de 18-20 ans : une glande du cerveau s'emballe et dérègle les hormones. Signes classiques : poil long et frisé qui mue mal, transpiration, fonte musculaire du dos, abattement… et surtout des fourbures « sans raison ». Ça ne se guérit pas. Ça se gère très bien, souvent pendant des années.

Les signes, du plus typique au plus discret

Diagnostic et traitement : simples tous les deux

Le dépistage est une prise de sang (dosage de l'ACTH ; ton vétérinaire tient compte de la saison, l'hormone montant naturellement à l'automne). Le traitement est un comprimé quotidien de pergolide, à vie, avec un contrôle sanguin annuel pour ajuster la dose. Compte l'ordre de 1 à 3 €/jour selon le gabarit et la dose : une ligne à intégrer au budget du cheval âgé. L'appétit peut baisser en début de traitement : introduction progressive, et signale-le au vétérinaire plutôt que d'arrêter.

Le quotidien d'un cheval Cushing bien géré

Questions fréquentes

Cushing et syndrome métabolique équin (SME), c'est pareil ?

Non : le SME touche plutôt des chevaux jeunes-adultes « bons vivants » (obésité, insulino-résistance), le Cushing des chevaux âgés (dérèglement hypophysaire). Les deux partagent le risque majeur (la fourbure) et un même pilier de gestion : le contrôle du sucre. Un cheval peut cumuler les deux ; c'est la prise de sang qui départage.

Combien de temps vit un cheval avec Cushing ?

Bien traité et bien géré, des années : beaucoup de chevaux PPID dépassent 25-30 ans avec une belle qualité de vie. Le pronostic dépend surtout de la prévention des fourbures et de la régularité du traitement, pas du diagnostic lui-même.

Peut-on gérer un Cushing sans médicament ?

La gestion (tonte, sucre limité, soins renforcés) aide toujours, mais elle ne remplace pas le pergolide : sans traitement, la maladie progresse et le risque de fourbure grave reste entier. Les compléments « spécial Cushing » peuvent accompagner, jamais se substituer.

Relu à l'écurie. Étrier est construit au quotidien avec des cavaliers, des propriétaires et des professionnels du cheval. Nos repères s'appuient sur les références publiques du secteur (IFCE, RESPE, FFE). Voir notre méthode éditoriale.

Ces informations sont des repères de vulgarisation, pas un avis vétérinaire : au moindre doute sur la santé de ton cheval, appelle ton vétérinaire. Prix mentionnés : fourchettes indicatives constatées en France, variables selon les régions et les situations.