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Pension & écurie

Le contrat de pension : les 10 clauses qui évitent les drames

Publié le 21 août 2026 · par l'équipe Étrier (notre méthode)

Juridiquement, la pension est un contrat de dépôt salarié (Code civil, art. 1915 et suivants) : l'écurie doit garde et soins, le propriétaire doit le prix. Sans écrit, tout devient parole contre parole le jour du pépin. Les 10 clauses à exiger, dans l'intérêt des DEUX parties.

Les clauses 1 à 5 : le quotidien

  1. Les prestations, précisément : type d'hébergement, fourrage (quantité ou « à volonté »), concentrés (qui les fournit), litière, fréquence RÉELLE des sorties. « Accès paddock » sans fréquence ne veut rien dire ;
  2. Les suppléments tarifés : sorties additionnelles, présentation au maréchal, gestion couvertures, soins quotidiens sur blessure (le détail des suppléments) ;
  3. Le vétérinaire : qui appelle, à partir de quel seuil, lequel (le tien ? celui de l'écurie ?), et QUI PAIE. La clause d'urgence type : « en cas d'urgence vitale, l'écurie appelle le vétérinaire sans délai, frais à la charge du propriétaire » ;
  4. Maréchal et soins programmés : liberté de choix du professionnel, conditions de présentation du cheval ;
  5. L'alimentation ne se change pas unilatéralement : toute modification notifiée (le foin qui change du jour au lendemain est un grand classique des coliques).

Les clauses 6 à 10 : quand ça se corse

  1. Préavis : un mois de part et d'autre est l'usage. Vérifie qu'il joue DANS LES DEUX SENS ;
  2. Responsabilités et assurances : RC professionnelle de l'écurie, RC propriétaire d'équidé pour toi (souvent via la licence FFE ou ton assurance habitation, à vérifier), et qui couvre quoi en cas de blessure du cheval, de dégâts causés par lui, de blessure d'un tiers ;
  3. Impayés : échéancier, pénalités, et le droit de rétention (l'écurie peut légalement garder le cheval jusqu'au paiement), clause dure mais claire, qui protège l'écurie sérieuse et t'informe honnêtement ;
  4. État des lieux d'entrée : état du cheval documenté à l'arrivée (photos datées, particularités), dix minutes qui désamorcent 90 % des litiges « il est arrivé comme ça » ;
  5. Sort du matériel : inventaire de ce qui reste sur place (selle, malle), responsabilité en cas de vol.

Au-delà du papier : la trace au quotidien

Le meilleur contrat ne remplace pas un historique tenu : dates de soins, incidents avec photos, échanges sur l'alimentation. En cas de désaccord, celui qui a des traces datées gagne, en discussion d'abord, en médiation ensuite. C'est un des usages du journal partagé d'Étrier entre écurie et propriétaire : chaque séance, chaque observation, chaque photo est datée et visible des deux côtés. La confiance adore la transparence. Pour la version « partage de cheval », voir le contrat de demi-pension.

Questions fréquentes

Un contrat oral est-il valable ?

Oui, le contrat de pension oral existe juridiquement… et il est presque impossible à prouver dans son contenu. En cas de litige (soins non faits, cheval blessé, impayés), l'écrit fait toute la différence. Deux pages suffisent.

L'écurie peut-elle vraiment garder mon cheval si je ne paie pas ?

Oui : le droit de rétention du dépositaire est réel. L'écurie peut retenir le cheval jusqu'au règlement des sommes dues au titre de la pension. En cas de difficulté financière, la seule bonne stratégie est d'en parler TÔT et de convenir d'un échéancier écrit.

Qui est responsable si mon cheval blesse un autre pensionnaire ?

En principe le propriétaire de l'animal « cause du dommage » (art. 1243 du Code civil), sauf faute de garde de l'écurie (clôture défaillante, groupe mal constitué). D'où l'importance de la RC propriétaire d'équidé ET des clauses d'assurance du contrat.

Relu à l'écurie. Étrier est construit au quotidien avec des cavaliers, des propriétaires et des professionnels du cheval. Nos repères s'appuient sur les références publiques du secteur (IFCE, RESPE, FFE). Voir notre méthode éditoriale.

Ces informations sont des repères de vulgarisation, pas un avis vétérinaire : au moindre doute sur la santé de ton cheval, appelle ton vétérinaire. Prix mentionnés : fourchettes indicatives constatées en France, variables selon les régions et les situations.